Dans le contexte de l’expansion urbaine des Trente Glorieuses, l’ensemble résidentiel de La Rouvière à Marseille constitue l’une des opérations majeures de logements collectifs du Sud de la ville.

Édifiée entre 1961 et 1971 sur les hauteurs du 9ᵉ arrondissement, La Rouvière se compose d’un vaste ensemble de bâtiments organisés selon une logique fonctionnelle et rationnelle. L’architecture, sobre et répétitive, affirme une horizontalité marquée par la succession régulière des balcons filants et des façades épurées, privilégiant la lisibilité des volumes et l’efficacité constructive.

Implantée dans un environnement paysager ouvert sur les collines, la résidence intègre commerces et services de proximité, traduisant une volonté d’autonomie urbaine caractéristique des grands ensembles de l’époque.

Dominant la ville et visible depuis de nombreux points du paysage marseillais, La Rouvière constitue l’une des plus importantes copropriétés d’Europe et demeure aujourd’hui une figure emblématique de l’urbanisme résidentiel des années 60, synthèse du travail de Raoul Guyot en faveur d’un habitat collectif structuré et accessible.

Raoul Guyot

Né en 1904 et mort en 1977, l’architecte français Raoul Guyot s’inscrit parmi les acteurs de la modernisation urbaine des Trente Glorieuses. Formé à l’École des Beaux-Arts, il développe une architecture tournée vers les besoins sociaux de l’après-guerre, participant à l’essor des grands ensembles résidentiels destinés à répondre à la forte demande en logements.

Son travail s’attache à une conception rationnelle et fonctionnelle de l’habitat collectif. Il privilégie des volumes lisibles, une écriture architecturale sobre et répétitive, ainsi qu’une organisation pensée à l’échelle du quartier, intégrant commerces et services de proximité. Cette approche traduit une volonté de structurer durablement le tissu urbain tout en offrant un cadre de vie cohérent aux habitants.

Par ses réalisations, Raoul Guyot participe ainsi à la transformation du paysage marseillais, laissant une empreinte durable dans l’histoire architecturale de la seconde moitié du XXᵉ siècle.

Projet de l’architecte Fernand Pouillon dans le cadre de la reconstruction d’après-guerre, les immeubles 42-66 Quai du Port à Marseille sont aujourd’hui inscrits au titre des Monuments Historiques.

Érigés sur deux rangs et achevés en 1954, les bâtiments présentent une unité architecturale évidente. Leur architecture, d’une géométrique simpliste, est rythmée par une façade alternant loggias aux claustras en terre cuite, appareillages lisse de pierre, et plafonds caissonnés.

Ceux situés en front de mer abritent en rez-de-chaussée une galerie couverte sous arcades, accueillant commerces, bars et restaurants, face au Vieux- Port.

Encadrant l’Hôtel de Ville, ces immeubles sont devenus de grandes personnalités du Vieux-Port.

Fernand Pouillon

Né en 1912 et mort en 1986, l’architecte et urbaniste français Fernand Pouillon fut l’un des grands bâtisseurs de l’après-guerre. Précurseur du concept de développement durable, il prendra soin sur chacun de ses chantiers, de faire appel à l’artisanat local, il collabore avec des artistes sculpteurs, des céramistes et des paysagistes. Ses réalisations se parent de matériaux durables et ont le souci de respecter le paysage naturel. Dans les années 1945, il participe à la reconstruction du Vieux-Port de Marseille et construit de nombreux immeubles du quai du Port de la Cité phocéenne dont un est classée Monument Historique. On compte 38 de ses réalisations labellisées Patrimoine du XXe siècle – 18 en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Contraint de s’exiler pour les dernières années de sa carrière, il œuvre sur de nombreux projets en Algérie notamment des projets hôteliers et touristiques.

Projet de l’architecte Fernand Pouillon dans le cadre de la reconstruction d’après-guerre, les immeubles 42-66 Quai du Port à Marseille sont aujourd’hui inscrits au titre des Monuments Historiques.

Érigés sur deux rangs et achevés en 1954, les bâtiments présentent une unité architecturale évidente. Leur architecture, d’une géométrique simpliste, est rythmée par une façade alternant loggias aux claustras en terre cuite, appareillages lisse de pierre, et plafonds caissonnés.

Ceux situés en front de mer abritent en rez-de-chaussée une galerie couverte sous arcades, accueillant commerces, bars et restaurants, face au Vieux- Port.

Encadrant l’Hôtel de Ville, ces immeubles sont devenus de grandes personnalités du Vieux-Port.

Fernand Pouillon

Né en 1912 et mort en 1986, l’architecte et urbaniste français Fernand Pouillon fut l’un des grands bâtisseurs de l’après-guerre. Précurseur du concept de développement durable, il prendra soin sur chacun de ses chantiers, de faire appel à l’artisanat local, il collabore avec des artistes sculpteurs, des céramistes et des paysagistes. Ses réalisations se parent de matériaux durables et ont le souci de respecter le paysage naturel. Dans les années 1945, il participe à la reconstruction du Vieux-Port de Marseille et construit de nombreux immeubles du quai du Port de la Cité phocéenne dont un est classée Monument Historique. On compte 38 de ses réalisations labellisées Patrimoine du XXe siècle – 18 en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Contraint de s’exiler pour les dernières années de sa carrière, il œuvre sur de nombreux projets en Algérie notamment des projets hôteliers et touristiques.