Situé sur un immeuble historique du chemin du Roucas Blanc, ce rooftop à la situation exceptionnelle a été aménagé pour jouir pleinement du paysage alentour. Au Nord, une vue imprenable sur Notre-Dame de la Garde, au Sud, une vue panoramique sur la rade de Marseille.

Objectif

Optimiser et aménager ce rooftop jusqu’alors abandonné, en y réunissant toutes les fonctionnalités d’un espace extérieur.

Ligne de conduite

Repenser cet extérieur de manière à le préserver des vis-à-vis sans pour autant créer d’obstacle permanent dans le paysage du Roucas Blanc.

Mise en oeuvre

L’accès depuis l’appartement se fait par un escalier et un skylight mécanisé. L’orientation et l’aménagement ont été pensés de telle sorte à préserver le toit-terrasse des vis-à-vis et une haie 100% végétale été imaginée pour ne pas créer d’obstacle visuel dans le paysage. Le long de cette haie composée de lierres et de jasmins, le grand salon central a été réalisé sur mesure et vient se placer face à la mer. Réalisé en bois de Cumaru recyclé, l’espace central est vaste et volontairement dégagé comme un sun-deck de paquebot pour laisser place à la mer.

Sur les extrémités, un bar extérieur en quartzite ainsi qu’une grande cuisine d’été entièrement équipée viennent compléter ce rooftop et en faire l’endroit idéal pour les soirées d’été.

Quant à l’ombrage, un grand tau en toile se déroule rapidement et vient abriter le lieu du soleil.

Vue dominante et vaste horizon

LE QUARTIER

Le Roucas-Blanc

C’est le quartier le plus huppé de Marseille constitué d’un habitat bourgeois.
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Dans un immeuble haussmannien face à la mer, cet appartement à la vue splendide nécessitait une transformation totale. Travaillée par l’agence Un Jour d’Avril, la rénovation est un clin d’oeil à la piscine naturelle du Vallon des Auffes, située à quelques encablures.

Objectif

Transformer un appartement à la vue mer exceptionnelle mais à la décoration désuète en appartement familial actuel, en retravaillant le plan pour y ajouter une chambre. Moderniser ce lieu de vie tout en conservant son charme et ses attributs d’origine : tomettes, moulures, cheminée.

Ligne de conduite

Comme un hommage à la mer, la palette de couleur combine les pastels et notamment les bleus. La mosaïque est un clin d’oeil à l’esthétique balnéaire. Le miroir monumental du salon en renvoie les reflets. Même l’échelle qui mène à la mezzanine de la chambre du petit dernier est un clin d’oeil à celle de la piscine d’eau de mer du vallon des Auffes, située à quelques encablures.

Mise en oeuvre

L’espace a été entièrement repensé sans toucher aux cloisons pour des raisons structurelles. La cuisine d’origine a été transformée en suite parentale, avec tête de lit maçonnée, dressing et bureau sur mesure, alors que la nouvelle cuisine a été implantée derrière le salon. Ces deux espaces désormais reliés s’articulent grâce à un module central recto/verso, avec en son cœur une cheminée à double foyer comme trait d’union.

Tout l’appartement a été pensé dans un style graphique, avec un effet piscine accentué par le choix de la faïence dans les salles d’eau et la cuisine.

Des dressings ont été rajoutés dans toutes les chambres, chacune ayant sa propre personnalité. Pour le petit dernier de la famille, une mezzanine a été imaginée pour dédoubler l’espace, sur laquelle on monte grâce à une échelle de piscine…

Une rénovation au caractère singulier, qui invoque le meilleur de la méditerranée.

  • Crédits photosGabrielle Voinot
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L’ avant …

Idéalement située en contrebas de la Bonne-Mère, sur les hauteurs du 7ème arrondissement de Marseille, cette maison contemporaine à l’architecture horizontale précise a bénéficié d’une belle mise en lumière, révélée grâce à de forts partis pris.

Objectif

Repenser entièrement la décoration et l’agencement d’une maison d’architecte empreinte d’une résonance austère. Modifier l’emplacement de la cuisine et apporter à l’ensemble une vibration plus chaleureuse, correspondant davantage aux attentes de ses propriétaires.

Ligne de conduite

Reconnecter la maison à son environnement et sa situation exceptionnelle en accentuant l’effet dedans / dehors. Utiliser des matériaux nobles pour donner à la maison un caractère unique, dont le luxe et l’élégance des lignes épurées serait le fil conducteur.

Mise en oeuvre

Dès l’entrée, il était nécessaire d’annoncer le changement par un geste fort, qui apporte de la chaleur et de la vie. Une structure en acier de 6 mètres de hauteur a été dessinée, autour de laquelle se déploie une végétation tropicale. Le mur de fond de cette majestueuse cage d’escalier a été habillé d’un bois noble, créant ainsi un tableau chic et cohérent entre pierre, bois, et végétal. La suite parentale a été remodelée afin de profiter pleinement de la superbe vue.

Pour ce premier niveau, un camaïeu de rose et de terracotta a été choisi, faisant écho aux tuiles des toits présents aux alentours.

Au niveau principal, un jeu de perspectives a été créé par la transparence des claustras en chêne massif, afin de redéfinir les pièces. Dans le salon, le mur vert se prolonge jusque sur la terrasse pour un effet dedans / dehors, avec pour toile de fond, les îles du Frioul. Le sol a été modifié par l’application d’une résine sur tout l’ensemble, procurant ainsi une unité et une sensation douce et apaisante.

La cuisine a été déplacée afin de pouvoir communiquer directement avec l’extérieur et redevenir une pièce conviviale, autant dédiée à la réception qu’à la contemplation. Le mur en patchwork de carreaux de ciment lui apporte du relief et reprend les couleurs de l’ensemble du projet. L’appareillage électrique de toute la maison a été remplacé en laiton massif, apportant un détail raffiné non négligeable. Le mobilier de chaque pièce a été entièrement réalisé sur-mesure ou sélectionné par Virginie & Rodolphe.

Une rénovation précise et chaleureuse, aux subtils détails exotiques.

LE QUARTIER

Bompard

Le quartier très populaire de Bompard commence en dessous de Notre-Dame de la Garde...
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L’ avant …

À la fin des années 50, l’agence de construction de logements la Savoisienne entreprend de construire un ensemble immobilier sur un terrain en triangle. L’architecte Claude Gros dessine une construction composée de deux blocs distincts et perpendiculaires, d’une hauteur de 9 étages pour l’un, et 19 pour l’autre. Le complexe familial aux airs corbuséens verra le jour en 1962. Il compte en ses murs : une église existante avant le projet, une école, une salle de congrès, une galerie commerçante, l’hôtel le Royal Saint-Georges, un restaurant panoramique, tout en ajoutant à cela 222 logements, traversants pour la plupart.

L’ensemble du programme est logé dans une nappe basse qui joue le rôle de socle aux logements, tout en s’ouvrant sur l’espace public par une façade très ouvragée et variée. La structure est constituée de poteaux et d’allèges qui rythment la paroi, laissant libres les variations de division et les superpositions de fonctions différentes. L’église, dont le cloché perce le ciel, est sertit d’une verrière signée par le maître verrier Max Ingrand.

Claude Gros

L’architecte marseillais Claude Gros (1925-2016) est un élève brillant au sein de l’atelier Castel-Hardy, et fait partie de la génération des architectes formés dans l’immédiateté de l’après-guerre.

 

Auteur d’importants programmes de logements le plus souvent privés, il reste fidèle à une architecture rationnelle, où les structures s’expriment par des tracés rigoureux. Sa sensibilité aux lieux de vies partagés lui permet de s’emparer des programmes d’unité d’habitation, tout en partageant la volonté de Le Corbusier à la même époque, de créer un art de vivre communautaire. Il met en avant la nécessité de la préfabrication, et marque le paysage marseillais avec de nombreux bâtiments, comme le Parc Kalliste (15ème) en 1958, La Granière (15ème) en 1961, Castel Roc (10ème) en 1973, La Benausse (14ème) où il réalise des panneaux architectoniques préfabriqués en trois dimensions, ou encore Le Marceau (3ème) en 1964 qui reçoit le label du Patrimoine du XXème siècle en 2006.

Au coeur de Bompard, les extérieurs et les vues au dernier étage de cette maison de ville ont séduit les nouveaux propriétaires. Ce petit jardin clos devait alors pouvoir accueillir deux espaces bien distincts : une terrasse / cuisine d’été, ainsi qu’un espace jardin.

Objectif

Niché au coeur du quartier de Bompard, ce petit jardin clos en friche devait pouvoir accueillir deux espaces bien distincts : une terrasse / cuisine d’été, ainsi qu’un espace jardin.

Ligne de conduite

Cet extérieur a été travaillé en deux plans, signifiés par de grands éléments horizontaux, à savoir le muret et les espaces de plantation.

Mise en oeuvre

En résulte un savant jeu de contrastes entre couleurs tranchées et choix de végétaux aux feuillages de caractère. Strelitzia ou encore faux poivrier sont verdoyants en toutes saisons, répondant alors avec caractère au dessin minimaliste peint au mur. Tout en longueur, le muret bas accueille les espaces cuisine d’été et jardin, créant une impression de perspective et profondeur.

Un patio coloré et graphique, mettant magnifiquement en valeur les différentes tonalités des essences choisies.

LE QUARTIER

Bompard

Le quartier très populaire de Bompard commence en dessous de Notre-Dame de la Garde...
  • Crédits photosVincent Driancourt
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