Cette maison résume à elle seule l’équilibre que l’architecte cherchera toute sa carrière : des volumes francs et une implantation pensée pour le site, qu’il s’agisse d’une résidence privée, d’un équipement public comme la piscine de Casteljaloux, ou d’un projet à plus grande échelle.

Edgard Broutet continue ainsi de travailler sur des programmes variés, des lotissements aux écoles, jusqu’aux bâtiments industriels tels que les chais de Hennessy.

Côté patrimoine, il restaure et met en valeur l’architecture historique, comme pour le prieuré Saint-Léger de Cognac.

Edgar Broutet

Né en 1925, Edgard Broutet est un architecte cognaçais qui a exercé durant la seconde moitié du XXe siècle. Diplômé de l’École d’Architecture de Bordeaux en 1951, il se met très vite à la pratique. Avec plusieurs camarades, il est réquisitionné par son professeur Claude Ferret, alors directeur de l’École d’Architecture, pour participer à la reconstruction post-guerre de Royan, notamment sur l’îlot 19.

Comme pour la ville de Royan, le début de sa carrière est marqué par les enseignements du Bauhaus et les fantaisies de l’architecture brésilienne. Si ses débuts sont résolument modernes, de retour dans le Cognaçais il se tourne vers une architecture plus régionaliste et vernaculaire, revendiquée contemporaine sans être moderne.

Passionné par l’Italie, influencé par ses voyages à Venise et à Florence, il tourne aussi son attention vers le patrimoine, avec une véritable sensibilité envers le travail de ses prédécesseurs.

À la retraite depuis 15 ans, Edgard Broutet aura su s’adapter tout au long de sa carrière pour suivre ses intuitions et apporter une offre architecturale aussi diverse qu’humble.

Edgard Broutet est mort en mai 2026, à l’âge de 100 ans.

En contrebas, un vaste garage, une buanderie, un hammam ainsi qu’un espace indépendant composé d’un salon, d’une chambre, d’une salle d’eau et de sa terrasse privative permettent d’envisager une maison d’amis, un espace professionnel ou une parfaite autonomie pour recevoir famille et invités.

À l’extérieur, le jardin en restanques accueille un agréable potager qui apporte une respiration végétale à cette architecture minérale.

Édifiée entre 1947 et 1952 par Charles Édouard Jeanneret dit Le Corbusier, La Cité Radieuse située dans le 8ème arrondissement de Marseille concrétise le projet d’un « village vertical » appelé « Unité d’Habitation ».

Cette cité-jardin verticale, construite sur pilotis, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2016. Créative et avant-gardiste, son architecture surprenante telle un paquebot offre une multitude de jeux de lumière, de perspectives et de couleurs, se présentant comme une œuvre architecturale à part entière.

Derrière ce projet fou de 337 appartement, se cache la forte volonté du  Corbusier d’instaurer une nouvelle manière d’Habiter, permettant de vivre ensemble et de libérer les femmes.

Le Corbusier

Né le 6 octobre 1887 et décédé le 27 août 1965,
Charles-Édouard Jeanneret-Gris plus connu sous le pseudonyme Le Corbusier, est un architecte du mouvement moderne. Aux côtés notamment de Robert Mallet-Stevens et de Mies Van Der Rohe, il est un artiste complet opérant également en tant qu’urbaniste et designer. Fondateur de principes tels que le Modulor ou l’Unité d’Habitation, son œuvre comprend 17 sites – 10 en France – classés au Patrimoine mondial de l’Unesco tandis que de nombreuses de ses réalisations sont classées Monuments Historiques.

Parmi ses œuvres emblématiques on compte La Cité Radieuse à Marseille, La Villa Savoye à Poissy, la ville de Chandigarh en Inde et la chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp. Il signe également des pièces de mobilier phares tels que le fauteuil LC2 et la lounge chair LC4.

Le niveau inférieur accueille une chambre intimiste organisée autour de son patio privatif. Elle dispose d’un espace bureau complémentaire ainsi que d’une salle de bains agrémentée d’un sauna.

Une salle de cinéma et de jeux, une chaufferie, une réserve ainsi qu’une lingerie viennent compléter ce niveau.

Côté stationnement, un garage de 46 m² et plusieurs places de parking extérieures accompagnent ce bien rare.

Leopold Cuomo

Architecte marseillais actif depuis la fin des années 1970, Léopold Cuomo développe une écriture moderniste singulière, nourrie notamment par plusieurs années passées aux États-Unis.

Géométrique et sculpturale, son architecture joue avec l’imbrication des volumes, les lignes angulaires et les changements de niveaux. À Martigues, la maison qu’il dessine en 1978 et achève en 1982 en offre une expression particulièrement manifeste : une architecture radicale et graphique, emblématique du tournant des années 1980.

Côté nuit, l’espace développe trois belles chambres baignées de lumière dont une dotée de sa salle d’eau rythmée par ses carreaux de verres aux accents seventies. Une salle de bain plus familiale ainsi qu’un grand dressing vient compléter cet espace résolument familial et pratique.

Enfin, un garage vient parfaire le tout.

Il ne manque plus qu’à s’approprier cette maison aux nombreux atouts pour en révéler son plein potentiel.