Cette villa conçue par l’architecte Alain Richard en 2007 jouit d’un toit terrasse de 100 m2 offrant un panorama exceptionnel sur la mer et les collines des Goudes.

L’ avant …

Objectif

Aménager ce toit terrasse non exploité. Largement dominé par son rapport direct avec le ciel, et la minéralité de son contexte, l’agencement de celui-ci doit se fondre dans le décor.

Ligne de conduite

Travailler la question de la limite et permettre à ce nouveau toit terrasse de s’intégrer élégamment et discrètement à son environnement.

Mise en oeuvre

Le choix esthétique a été de travailler du mobilier léger, dont les couleurs et la matière viennent rappeler son environnement proche, ou effectuent des clins d’œil à l’imaginaire évoqué par les lieux (bateau, port, forts, etc.). Le salon de jardin et l’espace repas sont les deux éléments forts, structurants, autour desquels la couleur est apportée par le petit mobilier, la décoration et le végétal. Des formes strictes et directes se mêlent à des formes plus douces, pour apporter une touche d’harmonie et de douceur à l’ensemble. L’aménagement de la terrasse contraste avec la brutalité de son paysage. Les uns servent les autres pour plus de légèreté.

L’aménagement outdoor a été réalisé en partenariat avec Good Design Store, pour la fourniture du mobilier (Fermob, Houe, Gervasoni, Petite Friture, Serax), pépinière Basset Diffusion Aubagne pour les plantes (olivier, phormium, dasylirion, cycas, etc).

Un toit terrasse où les propriétaires apprécient désormais passer du bon temps !

LE QUARTIER

Les Goudes

Aux portes des calanques, ce quartier est en osmose avec la nature.
  • Crédits photosFranKc Orsoni
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Dans le contexte de l’expansion urbaine des Trente Glorieuses, l’ensemble résidentiel de La Rouvière à Marseille constitue l’une des opérations majeures de logements collectifs du Sud de la ville.

Édifiée entre 1961 et 1971 sur les hauteurs du 9ᵉ arrondissement, La Rouvière se compose d’un vaste ensemble de bâtiments organisés selon une logique fonctionnelle et rationnelle. L’architecture, sobre et répétitive, affirme une horizontalité marquée par la succession régulière des balcons filants et des façades épurées, privilégiant la lisibilité des volumes et l’efficacité constructive.

Implantée dans un environnement paysager ouvert sur les collines, la résidence intègre commerces et services de proximité, traduisant une volonté d’autonomie urbaine caractéristique des grands ensembles de l’époque.

Dominant la ville et visible depuis de nombreux points du paysage marseillais, La Rouvière constitue l’une des plus importantes copropriétés d’Europe et demeure aujourd’hui une figure emblématique de l’urbanisme résidentiel des années 60, synthèse du travail de Raoul Guyot en faveur d’un habitat collectif structuré et accessible.

Raoul Guyot

Né en 1904 et mort en 1977, l’architecte français Raoul Guyot s’inscrit parmi les acteurs de la modernisation urbaine des Trente Glorieuses. Formé à l’École des Beaux-Arts, il développe une architecture tournée vers les besoins sociaux de l’après-guerre, participant à l’essor des grands ensembles résidentiels destinés à répondre à la forte demande en logements.

Son travail s’attache à une conception rationnelle et fonctionnelle de l’habitat collectif. Il privilégie des volumes lisibles, une écriture architecturale sobre et répétitive, ainsi qu’une organisation pensée à l’échelle du quartier, intégrant commerces et services de proximité. Cette approche traduit une volonté de structurer durablement le tissu urbain tout en offrant un cadre de vie cohérent aux habitants.

Par ses réalisations, Raoul Guyot participe ainsi à la transformation du paysage marseillais, laissant une empreinte durable dans l’histoire architecturale de la seconde moitié du XXᵉ siècle.

Au coeur de Bompard, les extérieurs et les vues au dernier étage de cette maison de ville ont séduit les nouveaux propriétaires. Ce petit jardin clos devait alors pouvoir accueillir deux espaces bien distincts : une terrasse / cuisine d’été, ainsi qu’un espace jardin.

L’ avant …

Objectif

Niché au coeur du quartier de Bompard, ce petit jardin clos en friche devait pouvoir accueillir deux espaces bien distincts : une terrasse / cuisine d’été, ainsi qu’un espace jardin.

Ligne de conduite

Cet extérieur a été travaillé en deux plans, signifiés par de grands éléments horizontaux, à savoir le muret et les espaces de plantation.

Mise en oeuvre

En résulte un savant jeu de contrastes entre couleurs tranchées et choix de végétaux aux feuillages de caractère. Strelitzia ou encore faux poivrier sont verdoyants en toutes saisons, répondant alors avec caractère au dessin minimaliste peint au mur. Tout en longueur, le muret bas accueille les espaces cuisine d’été et jardin, créant une impression de perspective et profondeur.

Un patio coloré et graphique, mettant magnifiquement en valeur les différentes tonalités des essences choisies.

LE QUARTIER

Bompard

Le quartier très populaire de Bompard commence en dessous de Notre-Dame de la Garde...
  • Crédits photosVincent Driancourt
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Au sein d’un vieux quartier marseillais, une maison de pêcheur à la façade blanchie a retrouvé une nouvelle jeunesse après une rénovation en profondeur.

L’ avant …

Objectif

Amener de la fraicheur, rester dans le thème méditerranéen de la maison, et se préserver du vis-à-vis.

Ligne de conduite

Faire vivre aux habitants et visiteurs une expérience unique autour des végétaux locaux et de la couleur.

Mise en oeuvre

Le patio, principalement minéral, met en avant les prémices de la couleur, par une jardinière bleue aux allures luxuriantes, en accord avec d’autres éléments : balançoire, volets, couleurs intérieures. Par l’escalier intérieur, la pièce de vie se dévoile en laissant apparaitre une seconde terrasse, véritable lieu de vie. Pour limiter le vis-à-vis, la pergola a été tissée de cordages, afin de devenir le support de deux bougainvilliers. La couleur est apportée par le choix de la décoration – coussins, plaids, mobilier. Les pots blancs linéaires posés sur le mur, accueillent des plantes grimpantes et retombantes, atténuant la linéarité de ce dernier. Les poteries en terre cuite de Ravel viennent servir l’espace et le végétal en apportant de la douceur à l’ensemble. En réempruntant l’escalier central de la maison, une dernière strate se dévoile à nous : le toit terrasse aux allures de paysage grec, avec ce camaïeu de bleus au sol qui certains jours, s’harmonise avec le ciel. La banquette blanche, ponctuée de végétaux graphiques et secs, la cuisine d’été aux canisses blanches, les suspensions tressées et le mobilier bord de mer de chez Honoré, offrent un dépaysement total dès l’arrivée des beaux jours.

Une véritable oasis citadine, baignée d'un air résolument méditerranéen !

LE QUARTIER

Mazargues

Véritable village dans la ville, il a gardé cet esprit autour de ses rues commerçantes.
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Projet de l’architecte Fernand Pouillon dans le cadre de la reconstruction d’après-guerre, les immeubles 42-66 Quai du Port à Marseille sont aujourd’hui inscrits au titre des Monuments Historiques.

Érigés sur deux rangs et achevés en 1954, les bâtiments présentent une unité architecturale évidente. Leur architecture, d’une géométrique simpliste, est rythmée par une façade alternant loggias aux claustras en terre cuite, appareillages lisse de pierre, et plafonds caissonnés.

Ceux situés en front de mer abritent en rez-de-chaussée une galerie couverte sous arcades, accueillant commerces, bars et restaurants, face au Vieux- Port.

Encadrant l’Hôtel de Ville, ces immeubles sont devenus de grandes personnalités du Vieux-Port.

Fernand Pouillon

Né en 1912 et mort en 1986, l’architecte et urbaniste français Fernand Pouillon fut l’un des grands bâtisseurs de l’après-guerre. Précurseur du concept de développement durable, il prendra soin sur chacun de ses chantiers, de faire appel à l’artisanat local, il collabore avec des artistes sculpteurs, des céramistes et des paysagistes. Ses réalisations se parent de matériaux durables et ont le souci de respecter le paysage naturel. Dans les années 1945, il participe à la reconstruction du Vieux-Port de Marseille et construit de nombreux immeubles du quai du Port de la Cité phocéenne dont un est classée Monument Historique. On compte 38 de ses réalisations labellisées Patrimoine du XXe siècle – 18 en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Contraint de s’exiler pour les dernières années de sa carrière, il œuvre sur de nombreux projets en Algérie notamment des projets hôteliers et touristiques.