Architecture des années 50, cet appartement traversant de 95 m2 logé au 4ème étage d’un immeuble de l’architecte Fernand Pouillon, a été entièrement revisité par l’architecte d’intérieur Charlène Nivet, suivant une relecture contemporaine.

Objectif

Créer un pied-à-terre fonctionnel en mettant en valeur ce qui fait le charme de l’appartement : la vue à 180 degrés sur le Vieux-Port et la Bonne Mère, tout en conservant de l’intimité.

Ligne de conduite

Ouvrir les volumes au maximum pour être happé dès l’entrée par l’immense baie vitrée d’origine dans le séjour, dont le rythme des fenêtres a été pensé par l’architecte Pouillon. Le reste des espaces vient s’articuler autour de cette pièce centrale et les couloirs sont quasiment tous supprimés pour infuser la lumière dans tout l’appartement.

Mise en oeuvre

Les cloisons ont été presque entièrement déposées pour repartir d’une page blanche. Le nouveau plan a nécessité un juste équilibre entre les nombreuses contraintes techniques structurelles et le cahier des charges du projet, qui ont demandé un travail minutieux afin que tout s’imbrique parfaitement. Comme la tête de lit intégrée qui a été soigneusement calculée pour contempler la Bonne Mère dans son entièreté depuis le lit.

Des ruptures de couleurs et de matières viennent contraster l’ensemble et rythmer les différentes fonctions de l’appartement, invitant ainsi à la circulation tout en délimitant chaque espace.

Un appartement vitaminé et lumineux, où il fait bon vivre.

LE QUARTIER

Vieux-Port

Le Port de Marseille constitue le cœur de la ville, il est l’un des plus importants en Europe...
  • Crédits photosARCHIK
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L’ avant …

Situé au sein d’une copropriété historique et prisée du 10ème arrondissement, cet appartement aux origines industrielles était en bon état mais son plan en U méritait d’être repensé. Il s’articule autour d’une terrasse de 9 m2 dont le charme ne demandait aussi qu’à être révélé.

L’ avant …

Objectif

Retrouver un plan plus facile à vivre avec une cuisine ouverte, une plus grande salle d’eau, des WC indépendants et bien sur plus de rangements. Redonner vie à la terrasse pour en faire une vraie pièce en plus. Gagner en luminosité dans la cuisine.

Ligne de conduite

Conserver le charme atypique des lieux et les éléments anciens remarquables. Faire écho à la verdure de la terrasse en ponctuant l’appartement d’aplats de vert.

Assumer l’ambiance « campagne à Paris » qui mixe à la fois les codes industriels (verrières en métal noir, portes anciennes, radiateurs électriques style retro), les meubles anciens d’inspiration champêtre comme la table de ferme ou les façades à cadre de la cuisine et la douceur méditerranéenne incarnée par les matériaux bruts du sud de la France : la terre cuite et le béton ciré.

Mise en oeuvre

Une rénovation complète qui installe la cuisine près de la terrasse, redonnant ainsi à chacune une place au cœur de l’appartement. La valorisation d’un espace auparavant sous exploité avec la création d’un bureau aménagé sur-mesure et entièrement peint d’un vert profond pour devenir une véritable pièce en plus.

Un parquet peint en blanc pour uniformiser l’ensemble et faire circuler la lumière : un parti pris audacieux mais payant.

Une salle de bain ultra-optimisée dans laquelle les coffrages recouverts de béton ciré masquent les éléments techniques et créent des niches et rangements cachés.

Plans d'origine & projet

Un havre de paix et de lumière à la beauté simple.

LE QUARTIER

Hôpital Saint-Louis

Le quartier Hôpital Saint-Louis se trouve aux abords du canal Saint-Martin et du 19ème arrondissement.
  • Crédits photosBertrand Fompeyrine BCDF
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Dans un immeuble de 1930 des architectes Jean Ginsberg et François Heep,  cet appartement nécessitait d’être optimisé. Réinterprété par l’architecte Baptiste Legué, le lieu bénéficie désormais d’un cachet moderniste.

Objectif

Restaurer l’éclat d’un appartement des années 30 en y amenant lumière et circulation.

Ligne de conduite

Créer une ambiance douce et lumineuse était le fil rouge de cette rénovation. Inviter la lumière dans toutes les pièces pour y mettre en valeur les matériaux minéraux tels que le terrazzo et le béton ciré.

Mise en oeuvre

La transformation de l’appartement a été radicale : toutes les cloisons ont été déposées, laissant uniquement les éléments structurels en place. Les sols ont subi une refonte complète pour accueillir un mélange de terrazzo et de moquette. Un ensemble de mobilier a été soigneusement dessiné sur mesure et intégré de manière discrète dans l’environnement existant. Cette approche a permis de rétablir des volumes simples et d’harmoniser parfaitement l’esthétique globale de l’appartement.

Plans d'origine & projet

Un écrin moderniste qui joue les contrastes.

LE QUARTIER

Auteuil-Sud

Petit village parisien à l’ambiance cossue et charmante, le quartier Auteuil-Sud est un véritable coin de tranquillité dont l’architecture est surprenante.
  • Crédits photosBertrand Fompeyrine BCDF
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À l’entresol d’un immeuble marseillais du 6ème arrondissement, un appartement de 75 m2  autrefois dans la pénombre, a regagné tout son potentiel et sa lumière, dans une ambiance méditerranéenne minimaliste.

Objectif

Repenser les espaces et leur circulation afin de faire entrer au maximum la lumière dans cet appartement enclavé sous le niveau de la rue et présentant d’importants problèmes d’humidité. Retravailler la terrasse inexploitée en lui donnant des allures de patio méditerranéen.

Nos architectes et paysagistes partenaires Charlène Nivet et Elodie Wehrlen de Côté Outdoor ont relevé le défi.

Ligne de conduite

L’ouverture des volumes a été primordiale afin de faire la part belle aux points d’entrée de la lumière.

Au milieu des lignes franches et épurées du projet, deux voûtes arquées d’origine conservées délimitent subtilement l’entrée et l’espace de vie entièrement ouvert, puis l’espace nuit, quant à lui rythmé et pensé pour optimiser chaque mètre carré.

Sur la terrasse, la conception d’un espace salon de jardin et d’un coin repas modulables a permis l’optimisation de cet extérieur en le simplifiant dans sa forme et sa colorimétrie.

Mise en oeuvre

L’entrée a été mise en valeur par la révélation et la conservation d’un granito d’origine, caché sous plusieurs couches de carrelages.

La transition entre l’intérieur et l’extérieur a été optimisée par la réfection d’une extension entièrement reprise, isolée et vitrée afin de laisser entrer la lumière naturelle dans l’appartement.

Pour la terrasse, un choix monochrome a été opéré à la fois sur les enduits hydrofuges de façade et la peinture anti-humidité du sol. Des jardinières et des petits bâtis fonctionnels ont structuré l’ensemble. Une grande banquette accompagnant la terrasse dans toute sa longueur a été créée, permettant au salon de jardin et à la table de permuter en fonction de la saisonnalité.

Un appartement cocon et apaisant à la luminosité retrouvée

LE QUARTIER

Vauban

Calé à flanc de colline, Vauban étend ses ruelles jusqu’à...
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À la fin des années 50, l’agence de construction de logements la Savoisienne entreprend de construire un ensemble immobilier sur un terrain en triangle. L’architecte Claude Gros dessine une construction composée de deux blocs distincts et perpendiculaires, d’une hauteur de 9 étages pour l’un, et 19 pour l’autre. Le complexe familial aux airs corbuséens verra le jour en 1962. Il compte en ses murs : une église existante avant le projet, une école, une salle de congrès, une galerie commerçante, l’hôtel le Royal Saint-Georges, un restaurant panoramique, tout en ajoutant à cela 222 logements, traversants pour la plupart.

L’ensemble du programme est logé dans une nappe basse qui joue le rôle de socle aux logements, tout en s’ouvrant sur l’espace public par une façade très ouvragée et variée. La structure est constituée de poteaux et d’allèges qui rythment la paroi, laissant libres les variations de division et les superpositions de fonctions différentes. L’église, dont le cloché perce le ciel, est sertit d’une verrière signée par le maître verrier Max Ingrand.

Claude Gros

L’architecte marseillais Claude Gros (1925-2016) est un élève brillant au sein de l’atelier Castel-Hardy, et fait partie de la génération des architectes formés dans l’immédiateté de l’après-guerre.

 

Auteur d’importants programmes de logements le plus souvent privés, il reste fidèle à une architecture rationnelle, où les structures s’expriment par des tracés rigoureux. Sa sensibilité aux lieux de vies partagés lui permet de s’emparer des programmes d’unité d’habitation, tout en partageant la volonté de Le Corbusier à la même époque, de créer un art de vivre communautaire. Il met en avant la nécessité de la préfabrication, et marque le paysage marseillais avec de nombreux bâtiments, comme le Parc Kalliste (15ème) en 1958, La Granière (15ème) en 1961, Castel Roc (10ème) en 1973, La Benausse (14ème) où il réalise des panneaux architectoniques préfabriqués en trois dimensions, ou encore Le Marceau (3ème) en 1964 qui reçoit le label du Patrimoine du XXème siècle en 2006.