Depuis 1985, Maurice Padovani exerce comme architecte d’intérieur à Marseille, où il a construit une pratique qui traverse aussi bien la sphère professionnelle que le monde privé. Il a longtemps conçu des espaces pour des bureaux, des restaurants et des commerces, avant d’élargir son travail aux appartements et maisons particulières.

Interrogé sur ses matériaux de prédilection, il se refuse à en désigner un seul : s’il a une affection particulière pour le béton et le bois de cèdre, il considère que chaque matériau trouve sa place selon l’effet qu’il produit dans l’espace.

Maurice Padovani

Marseillais, Maurice Padovani situe l’origine de sa sensibilité architecturale dans une visite d’enfance à l’Unité d’habitation de Le Corbusier — un souvenir qui, dit-il, a inconsciemment marqué son rapport à l’espace bien avant qu’il n’en fasse son métier. Il a d’abord passé près de dix ans dans l’Éducation nationale, un parcours assez éloigné du design, avant de bifurquer : une envie de créer une ligne de mobilier avec un ami, puis une commande inattendue pour concevoir une boutique en franchise, ont constitué son véritable point d’entrée dans l’aménagement d’espace. Depuis, il n’a plus quitté ce domaine.

Il dirige aujourd’hui son agence d’architecture intérieure à Marseille, où il continue à accompagner aussi bien des particuliers que des professionnels dans leurs projets d’aménagement.

Côté nuit, autour du patio, les quatre chambres enfants pensées en mezzanine s’organisent par paires autour de deux salles de bains communes immaculées, selon une conception pensée pour la vie familiale. Au terme de cette déambulation, la suite parentale dévoile des volumes plus généreux où les codes des années 70 s’expriment avec audace : boiseries, portes de placards en verre fumé et murs aux tonalités rose poudré.

 

Elle se prolonge par une salle d’eau sculpturale, où le bleu canard dialogue avec des étagères aux lignes organiques et une spectaculaire douche circulaire baignée d’une lumière naturelle. Une buanderie ainsi que des espaces de rangement viennent compléter ce niveau.

 

En entresol, un espace de 70 m2 pouvant bénéficier d’une entrée indépendante offre de multiples projets d’aménagement.

 

Le jardin verdoyant planté de lauriers, orangers et bougainvilliers vient parfaire ce décor de rêve et réserve un emplacement de stationnement pour deux véhicules.

Le niveau inférieur accueille une chambre intimiste organisée autour de son patio privatif. Elle dispose d’un espace bureau complémentaire ainsi que d’une salle de bains agrémentée d’un sauna.

Une salle de cinéma et de jeux, une chaufferie, une réserve ainsi qu’une lingerie viennent compléter ce niveau.

Côté stationnement, un garage de 46 m² et plusieurs places de parking extérieures accompagnent ce bien rare.

Leopold Cuomo

Architecte marseillais actif depuis la fin des années 1970, Léopold Cuomo développe une écriture moderniste singulière, nourrie notamment par plusieurs années passées aux États-Unis.

Géométrique et sculpturale, son architecture joue avec l’imbrication des volumes, les lignes angulaires et les changements de niveaux. À Martigues, la maison qu’il dessine en 1978 et achève en 1982 en offre une expression particulièrement manifeste : une architecture radicale et graphique, emblématique du tournant des années 1980.