Sans modifier fondamentalement les volumes de l’appartement, le travail a surtout consisté en un rafraichissement à tous les points de vue (cuisine, peinture, parquet, menuiseries), afin d’offrir aux acquéreurs un appartement qui leur ressemble : un appartement avec du caractère, à la fois éclectique et audacieux.

L’ avant …

Objectif

Moderniser un appartement de la Cité Radieuse tout en conservant son âme, en se nourrissant du travail de Le Corbusier.

Ligne de conduite

Offrir un écrin pour les nombreuses œuvres d’art et meubles de créateurs des propriétaires, grands amateurs d’art.

Mise en oeuvre

L’aménagement a été entièrement repensé pour mettre en valeur et scénographier les œuvres du couple. La cuisine a été entièrement repensée, pour être plus adaptée en termes de fonctionnalité, tout en refabriquant à l’identique certains éléments de cuisine caractéristiques de Le Corbusier et de Charlotte Perriand (placards hauts, rappel des poignées en bois sur les façades de la cuisine, etc.).
La gamme de couleurs utilisée dans l’appartement est également directement inspirée de la gamme de peinture que Le Corbusier a utilisé à Bordeaux pour la Cité Frugès, que ce soit pour la cuisine, ou pour certains volumes qui sont été repeints en rose, blanc ivoire, vert amande et rouge.

Une rénovation précise offrant la meilleure vitrine qu'il soit pour des pièces et oeuvres d'arts !

LE QUARTIER

Sainte-Anne

Sainte-Anne est un quartier résidentiel typique de « la ville aux 111 villages ».
  • Crédits photosOlivier Amsellem
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Plus qu’une rénovation, ce projet est une révélation d’un rare duplex Type G de la Cité Radieuse, en façade Sud. Acquis par de fins connaisseurs de la Cité Radieuse, l’idée était de lui redonner son aspect d’origine dans le plus grand respect de Le Corbusier.

L’ avant …

Objectif

Adapter cet appartement, dans le plus grand respect du travail du Corbusier, à une vie de famille moderne en imaginant de nouveaux espaces.

Ligne de conduite

Créer un appartement familial, lumineux et pur. Personnaliser les espaces pour que tout le monde trouve sa place.

Mise en oeuvre

Au rez-de-chaussée, la cuisine a été entièrement remise en état, les niches révélées et l’entrée aménagée sur mesure. Les huisseries ont retrouvé une nouvelle jeunesse après un ponçage en profondeur. À l’étage, les deux chambres d’enfants ont été recréées en longueur, et la porte coulissante d’origine refaite à l’identique. Les armoires de Charlotte Perriand ont été réhaussées pour créer un univers différent pour chaque fille. Dans la vaste chambre parentale, un bureau/bibliothèque filant apporte un élément graphique. Enfin, une incroyable cave à l’étage a été intégrée à l’appartement, créant ainsi d’un côté un vaste dressing, et de l’autre une buanderie.

Une rénovation délicate, valorisant le travail du Corbusier tout en l'adaptant à notre époque.

LE QUARTIER

Sainte-Anne

Sainte-Anne est un quartier résidentiel typique de « la ville aux 111 villages ».
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Depuis 1985, Maurice Padovani exerce comme architecte d’intérieur à Marseille, où il a construit une pratique qui traverse aussi bien la sphère professionnelle que le monde privé. Il a longtemps conçu des espaces pour des bureaux, des restaurants et des commerces, avant d’élargir son travail aux appartements et maisons particulières.

Interrogé sur ses matériaux de prédilection, il se refuse à en désigner un seul : s’il a une affection particulière pour le béton et le bois de cèdre, il considère que chaque matériau trouve sa place selon l’effet qu’il produit dans l’espace.

Maurice Padovani

Marseillais, Maurice Padovani situe l’origine de sa sensibilité architecturale dans une visite d’enfance à l’Unité d’habitation de Le Corbusier — un souvenir qui, dit-il, a inconsciemment marqué son rapport à l’espace bien avant qu’il n’en fasse son métier. Il a d’abord passé près de dix ans dans l’Éducation nationale, un parcours assez éloigné du design, avant de bifurquer : une envie de créer une ligne de mobilier avec un ami, puis une commande inattendue pour concevoir une boutique en franchise, ont constitué son véritable point d’entrée dans l’aménagement d’espace. Depuis, il n’a plus quitté ce domaine.

Il dirige aujourd’hui son agence d’architecture intérieure à Marseille, où il continue à accompagner aussi bien des particuliers que des professionnels dans leurs projets d’aménagement.

La Super Cadenelle est une résidence de standing des années 1970 à Marseille conçue par les architectes François Bart et Joël Hardion.

Implantée dans un grand parc dominant la baie du Prado, elle illustre une typologie d’habitat issue du mouvement moderne, avec un plan de masse brutal peu adapté à la forte déclivité du terrain.

Son architecture est simple, de style international : immeubles enduits en blanc et gris clair, parements de mosaïque, verre, aluminium et marbre.

François Bart & Joël Hardion

François Bart (1908 – 1984) et Joël Hardion (1913 – 2002) sont deux architectes qui ont œuvré dans la reconstruction d’après-guerre.

À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, ils obtiennent leur agrément de reconstructeurs pour le département des Bouches-du-Rhône et prennent ainsi part au relèvement de Marseille.

Les menuiseries en chênes reprennent les ouvertures à la française d’origine et permettent grâce à leur 4 vantaux à recouvrement et leur châssis à soufflet de supprimer au maximum la frontière intérieur / extérieur.

L’entrée dégagement, éclairée par les pavés de verre de la cage d’escalier, dessert 3 chambres lumineuses dont une a conservé un cabinet de toilette dans un des nombreux placards intégrés.

Elles se partagent une salle d’eau contemporaine. La capacité d’accueil est augmentée au rez de chaussée de la villa par une 4ème chambre indépendante avec salle d’eau privative.

Un garage complète l’aspect pratique de cet appartement entièrement rénové.

Pierre Marmouget

Né en 1923, Pierre Marmouget entre à l’école d’architecture de Bordeaux en décembre 1942.

Élève de Pierre Ferret, le père de Claude Ferret, l’architecte en chef choisi pour la Reconstruction de Royan, il reçoit à Bordeaux une formation classique dispensé par ce maître, adepte de l’Art Nouveau au début du XXe siècle.
Jeune prodige et protégé de Claude Ferret, il signe certaines des plus étonnantes réalisations des années 1950 : Villa Boomerang, villa Grille-Pain, place du Docteur Gantier, le Palais des Congrès, le Casino…

Son travail est largement marqué par les influences de l’architecture brésilienne d’Oscar Niemeyer ou de Lucio Costa. Un style qui s’affine, qui s’affirme vers toujours plus de courbes, plus de couleurs pour un plan devenu organique. Cette référence se remarque également, naturellement, sur les façades des édifices qu’il a dessiné pour Claude Ferret : le Palais des Congrès et surtout le Casino Municipal qui reste sans aucun doute le chef-d’œuvre de son passage à Royan.

Empruntant nombre des effets à l’architecture brésilienne, il réussit néanmoins à créer son propre langage architectural utilisant les techniques les plus originales pour jouer avec la lumière et le soleil de la Charente-Maritime.

Cette maison résume à elle seule l’équilibre que l’architecte cherchera toute sa carrière : des volumes francs et une implantation pensée pour le site, qu’il s’agisse d’une résidence privée, d’un équipement public comme la piscine de Casteljaloux, ou d’un projet à plus grande échelle.

Edgard Broutet continue ainsi de travailler sur des programmes variés, des lotissements aux écoles, jusqu’aux bâtiments industriels tels que les chais de Hennessy.

Côté patrimoine, il restaure et met en valeur l’architecture historique, comme pour le prieuré Saint-Léger de Cognac.

Edgar Broutet

Né en 1925, Edgard Broutet est un architecte cognaçais qui a exercé durant la seconde moitié du XXe siècle. Diplômé de l’École d’Architecture de Bordeaux en 1951, il se met très vite à la pratique. Avec plusieurs camarades, il est réquisitionné par son professeur Claude Ferret, alors directeur de l’École d’Architecture, pour participer à la reconstruction post-guerre de Royan, notamment sur l’îlot 19.

Comme pour la ville de Royan, le début de sa carrière est marqué par les enseignements du Bauhaus et les fantaisies de l’architecture brésilienne. Si ses débuts sont résolument modernes, de retour dans le Cognaçais il se tourne vers une architecture plus régionaliste et vernaculaire, revendiquée contemporaine sans être moderne.

Passionné par l’Italie, influencé par ses voyages à Venise et à Florence, il tourne aussi son attention vers le patrimoine, avec une véritable sensibilité envers le travail de ses prédécesseurs.

À la retraite depuis 15 ans, Edgard Broutet aura su s’adapter tout au long de sa carrière pour suivre ses intuitions et apporter une offre architecturale aussi diverse qu’humble.

Edgard Broutet est mort en mai 2026, à l’âge de 100 ans.