Rénovation d’un appartement typique des années 60. Lumineux, se situant sur tout un étage à l’angle de 2 rues, il bénéficiait au départ de 3 chambres, d’une salle d’eau, d’une salle de bains et d’une cuisine. Acheté par un couple, une chambre a été supprimée pour créer à la place, un bel espace de vie.

L’ avant …

Objectif

Donner du caractère à un appartement qui n’en avait pas tellement. Privilégier un grand espace de vie, très lumineux, où les différentes pièces de mobilier des propriétaires, férus de design des années 50 et 60, seront mises en valeur. Rénover l’ensemble, dans son jus, aux perspectives courtes, et aux pièces d’eau sombres et peu fonctionnelles.

Ligne de conduite

Déstructurer pour restructurer. Ouvrir au maximum les espaces, mais en les restructurant par des menuiseries traversantes, donnant à la fois sur le couloir et le salon par exemple, ou sur le couloir et la cuisine. Ré-ouvrir et rallonger les perspectives, miser sur le blanc (la majorité des menuiserie) et sur de jolis matériaux aux tons doux, subtils : terrazzo clair pour la cuisine, carrelage légèrement marbré pour la salle d’eau, carrelage blanc mat, presque crayeux pour la grande salle de bains…

Mise en oeuvre

A part les 2 chambres et salles de bains, l’ensembles des cloisons ont été déposées. Pour la plupart, elles ont été remplacées par de la menuiserie sur mesure. Par exemple, le mur du couloir a été remplacée par une grande bibliothèque, située exactement au même endroit, mais qui laisse passer la lumière. Un gros travail a été réalisé sur le parquet, entièrement rénové et complètement refait dans certaines pièces, où il n’y en avait plus. La cuisine a été agrandie au maximum, avec le même principe de mobilier « traversant » donnant sur le couloir. Les 2 chambres ont été optimisées grâce à des créations de dressings sur mesure en tête de lit. Un travail de menuiserie très graphique marque l’entrée, et donne une personnalité forte, en contraste au reste des menuiseries essentiellement blanches.

Une rénovation qui fait la part belle aux matériaux et à la lumière.

LE QUARTIER

Périer – Delibes

Prolongement du très chic Carré d’Or, Périer est l’un des quartiers les plus prisés...
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Projet moderniste labellisé Patrimoine du XXe, le Parc du Roy d’Espagne est une vaste opération d’urbanisation du Sud de Marseille partant à l’assaut des contreforts boisés du massif de Marseilleveyre qui sépare le centre-ville des Calanques. Le site naturel aura contribué à orienter le projet des architectes vers le modèle des cités-jardins.

 

Envisagée dès 1959, la construction sera achevée en 1974. L’ensemble comporte un dégradé de 10 tours portant des noms de régions espagnoles, ainsi que 60 villas individuelles noyées dans la végétation de la forêt, dans un cadre offrant confort, intimité, et détente. L’implantation, attentive à l’exposition solaire et respectueuse du paysage, dessine un plan de masse aéré et discontinu.

 

S’intégrant dans une vaste pinède, le programme crée une ville haute dans les collines. L’ensemble, qui possède ses propres équipements, allie services publics et privés, activités tertiaires et logements. Ainsi, commerces, écoles, club de loisirs, équipements sportifs en plein air, et accès direct au départ des sentiers des Calanques sont à disposition des habitants.

Guillaume Gillet & Louis Olmeta

Né en 1912 et mort en 1987, Guillaume Gillet est un architecte français, Premier Grand Prix de Rome. Connu pour son architecture moderne, il est à la tête de l’une des principales agences françaises. Il participe à de nombreux concours, réalise d’importants aménagements urbains et programmes immobiliers. Parmi ses œuvres les plus célèbres, on compte l’église Notre-Dame de Royan, le pavillon de la France à l’Exposition universelle de Bruxelles de 1958, l’École nationale de la magistrature à Bordeaux, ou encore la tour le Grand Pavois à Marseille. Une collaboration étroite avec de grands ingénieurs l’amène à travailler sur des structures innovantes, mariant habilement l’art et la technique.

 

Né en 1906, Louis Olmeta est un architecte marseillais. Ses réalisations se concentrent dans les années 1950 et 1960, au moment où la population augmente fortement dans la cité phocéenne. C’est avec l’arrivée de Gaston Defferre que vont se développer ses projets. En effet, le maire de Marseille lance un programme associant de gros travaux d’aménagement urbain et la construction de grands ensembles immobiliers. Louis Olmeta participe également à de nombreuses réalisations privées, souvent en association avec d’autres architectes. Louis Olmeta associe dans ses réalisations les critères du confort moderne et de l’esthétique traditionnelle par le choix des matériaux de façade et de leur dessin.

Sans modifier fondamentalement les volumes de l’appartement, le travail a surtout consisté en un rafraichissement à tous les points de vue (cuisine, peinture, parquet, menuiseries), afin d’offrir aux acquéreurs un appartement qui leur ressemble : un appartement avec du caractère, à la fois éclectique et audacieux.

L’ avant …

Objectif

Moderniser un appartement de la Cité Radieuse tout en conservant son âme, en se nourrissant du travail de Le Corbusier.

Ligne de conduite

Offrir un écrin pour les nombreuses œuvres d’art et meubles de créateurs des propriétaires, grands amateurs d’art.

Mise en oeuvre

L’aménagement a été entièrement repensé pour mettre en valeur et scénographier les œuvres du couple. La cuisine a été entièrement repensée, pour être plus adaptée en termes de fonctionnalité, tout en refabriquant à l’identique certains éléments de cuisine caractéristiques de Le Corbusier et de Charlotte Perriand (placards hauts, rappel des poignées en bois sur les façades de la cuisine, etc.).
La gamme de couleurs utilisée dans l’appartement est également directement inspirée de la gamme de peinture que Le Corbusier a utilisé à Bordeaux pour la Cité Frugès, que ce soit pour la cuisine, ou pour certains volumes qui sont été repeints en rose, blanc ivoire, vert amande et rouge.

Une rénovation précise offrant la meilleure vitrine qu'il soit pour des pièces et oeuvres d'arts !

LE QUARTIER

Sainte-Anne

Sainte-Anne est un quartier résidentiel typique de « la ville aux 111 villages ».
  • Crédits photosOlivier Amsellem
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Plus qu’une rénovation, ce projet est une révélation d’un rare duplex Type G de la Cité Radieuse, en façade Sud. Acquis par de fins connaisseurs de la Cité Radieuse, l’idée était de lui redonner son aspect d’origine dans le plus grand respect de Le Corbusier.

L’ avant …

Objectif

Adapter cet appartement, dans le plus grand respect du travail du Corbusier, à une vie de famille moderne en imaginant de nouveaux espaces.

Ligne de conduite

Créer un appartement familial, lumineux et pur. Personnaliser les espaces pour que tout le monde trouve sa place.

Mise en oeuvre

Au rez-de-chaussée, la cuisine a été entièrement remise en état, les niches révélées et l’entrée aménagée sur mesure. Les huisseries ont retrouvé une nouvelle jeunesse après un ponçage en profondeur. À l’étage, les deux chambres d’enfants ont été recréées en longueur, et la porte coulissante d’origine refaite à l’identique. Les armoires de Charlotte Perriand ont été réhaussées pour créer un univers différent pour chaque fille. Dans la vaste chambre parentale, un bureau/bibliothèque filant apporte un élément graphique. Enfin, une incroyable cave à l’étage a été intégrée à l’appartement, créant ainsi d’un côté un vaste dressing, et de l’autre une buanderie.

Une rénovation délicate, valorisant le travail du Corbusier tout en l'adaptant à notre époque.

LE QUARTIER

Sainte-Anne

Sainte-Anne est un quartier résidentiel typique de « la ville aux 111 villages ».
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La résidence Île-de-France, signée par Fernand Boukobza, s’inscrit dans une écriture moderniste rigoureuse où la composition de façade devient le véritable langage du projet.

Le bâtiment développe une trame régulière, presque orthogonale, où les pleins et les vides s’équilibrent avec précision. Les lignes horizontales dominent, étirant la façade et accentuant l’effet de longueur, tandis que les ouvertures répétitives instaurent un rythme sériel très maîtrisé. Les balcons, intégrés dans cette grille, participent à une légère vibration du plan sans jamais rompre l’ordre général.

Le travail sur la lumière est central : les percements sont pensés pour capter au maximum l’ensoleillement, créant une façade vivante au fil de la journée. La matérialité reste sobre — enduit clair, éléments béton — laissant la structure et la composition parler d’elles-mêmes.

On retrouve déjà dans ce projet les prémices d’une architecture plus expressive que Boukobza développera ensuite : une tension entre rationalité constructive et recherche d’un certain mouvement, presque discret, inscrit dans la répétition.

Fernand Boukobza

Né en 1926 en Algérie et mort en 2012 à Marseille, Fernand Boukobza est un architecte sensible à la modernité américaine. Il s’inspire des expérimentations de Richard Neutra, Frank Lloyd Wright et Marcel Breuer, mais aussi de Le Corbusier et de ses œuvres en béton.

Dans son architecture, il appréhende les courbes concaves et transforme des éléments fonctionnels en véritables objet sculpturaux, tels que les escaliers du Brasilia. Parmi ses réalisations, on compte les maisons jumelles du Parc Talabot, l’unité d’habitation Le Brasilia, tous deux labellisés Patrimoine du XXème siècle. Au côté de Pierre Jameux, Pierre Mathoulin et Pierre Meillassoux, il participera également à la construction de la fameuse cité de La Castellane.