Architecture contemporaine, cet ancien hangar de 100 m2 réparti sur trois niveaux, a été transformé en agréable maison de ville tournée vers l’extérieur, avec sa terrasse à ciel ouvert. Un terrain de jeu parfait pour l’architecte paysagiste Elodie Wehrlen et sa famille qui y ont imaginé leur habitation familiale, au cœur du quartier de la Blancarde.

Objectif

Transformer ce hangar brut en maison de ville chaleureuse en imaginant les volumes habitables de A à Z pour créer un lieu de vie familial, en harmonie avec l’architecture du quartier.

Ligne de conduite

La création des volumes a été pensée de manière à optimiser l’entrée de la lumière dans la maison avec comme fil conducteur, la couleur terracotta en touche dans tous les espaces, et la verticalité des extérieurs qui accompagnent chaque plateau de vie et les éclairent. Au dernier étage a été imaginé un véritable espace de vie modulable avec son salon cathédrale, son espace traversant et sa baie accordéon créant un lien subtil entre intérieur et extérieur.

Mise en oeuvre

Dès l’entrée, composée de pièces secondaires (garage, buanderie, chambre d’amis) le patio est visible en point de fuite en haut de l’escalier, comme un tableau qui attire l’œil et accompagne la montée vers les espaces supérieurs.

L’escalier, véritable colonne vertébrale de la maison, mène à l’étage intermédiaire qui s’ouvre sur une suite parentale à la tête de lit carrelée donnant sur le patio et ses végétaux ornés de grandes jarres. La salle de bain aux murs entièrement carrelés de vert et de blanc offre un bel écho aux végétaux du patio. Une chambre d’enfant, une salle d’eau colorée et un espace bureau complètent ce premier étage.

L’ascension se termine à l’étage supérieur par le cœur de la maison, une grande pièce de vie ouverte sur une terrasse de 15 m2. Abritée par un toit double pente haut de cinq mètres, une cheminée carrelée noir mat prend appui sur une grande banquette qui traverse la pièce jusqu’à l’espace extérieur. La cuisine ornée de son plan de travail carrelé effet terrazzo accompagne la verticalité de l’espace avec des façades et colonnes entièrement revêtues de noyer.

L'extérieur

Les extérieurs, espaces piliers de la maison, ont été les premiers à être imaginés et donnent le rythme. Le patio de la chambre parentale, simplement végétalisé fais ainsi écho à la terrasse du haut, pièce maitresse de la maison et de son mode de vie. Dehors, le sol orné de carreaux multi formats terracotta et blanc cassé contraste avec le sol intérieur clair, plus sobre.

Depuis l’intérieur, l’extérieur s’offre comme un tableau tout au long de l’année. Grâce à la baie accordéon, la terrasse devient en été la pièce centrale de la maison. La banquette intérieure traversante se transforme dehors en un petit module cuisine d’été avec plancha et rangement. Au centre, une table gris anthracite permet de profiter d’un espace repas. Sur le côté, on aperçoit un étage plus bas, le patio de la chambre. Protégeant des chutes, un filet de catamaran permet d’optimiser l’espace et offre un lieu idéal pour une sieste à l’ombre. Des luminaires et appliques en grès chamotté procurent un effet ton sur ton la journée et se révèlent la nuit venue. D’imposants pots accueillant strelitzia, citronnier et autres grands sujets apportent la touche finale à cet espace de vie, lui offrant une présence végétale à la fois douce et chaleureuse.

Un cocon ‘sur-mesure’ pour une famille créative

LE QUARTIER

La Blancarde

Situé non loin du centre-ville, ce quartier animé jouxte le quartier des Chartreux et celui de Saint-Pierre.
  • Crédits photosARCHIK & Gabrielle Voinot
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L’ avant …

Dans un immeuble années 30, cet appartement aux belles rosaces art-déco a nécessité une réhabilitation totale.

Objectif

Cet appartement bénéficie d’atouts non négligeables : de beaux volumes, une distribution agréable, une lumière traversante. Dans son état d’origine, les toilettes se trouvaient sur le balcon, la cuisine était indépendante, le petit salon n’avait plus de fonctionnalité, le séjour manquait de lumière. L’objectif est donc de relier les pièces de vie et leur redonner du sens, d’écrire l’histoire des nouveaux occupants tout en respectant les lieux.

Ligne de conduite

Apporter de la cohérence aux différents espaces, tout en proposant un véritable parti pris décoratif.

Mise en oeuvre

Le salon devient bureau et a été ouvert sur le couloir, grâce à un jeux de claustras en bois clair. Le couloir, original par sa forme en U est mis en valeur par un jeu de couleur. La cloison entre la cuisine et le séjour est transformée en verrière de bois clair, elle apporte ainsi de la lumière et relie enfin les deux espaces. Des rangements ont été spécialement conçus pour le bureau et la chambre des parents, et une attention particulière a été apportée au choix des matériaux dans la cuisine et la salle de bains.

Un rénovation toute en douceur, où il fait bon vivre !

LE QUARTIER

Cinq Avenues

À l’écart du Vieux-Port, au-delà de la Canebière, se trouve le quartier des Cinq Avenues.
  • Crédits photosChrystel Laporte
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L’ avant …

Les Chutes-Lavie

Entre la Belle de Mai et les Chartreux, au-dessus du parc Longchamp se dessine le quartier des Chutes-Lavie, à plus de 40 mètres d’altitude.

Il doit son nom à Léon Lavie, ingénieur algérien, qui s’est illustré par ses innovations dans le domaine de la minoterie. Ayant pris connaissance de la déclivité du canal de Marseille, entre le bassin de Saint-Marthe et le Palais Longchamp, ressource alors inexploitée, il acquière un terrain et fait construire deux moulins. Bien qu’ils aient aujourd’hui changé de fonction, ces bâtiments existent toujours le long de la rue Isaïa.

À l’entrée du quartier se dresse une bâtisse bien connue des marseillais. De très belle architecture 1900, en pierres de taille et briques, elle est reconnaissable à sa verrière octogonale. Il s’agit du pavillon du partage des eaux, appelé « Le Tore ». Aujourd’hui désaffecté, il avait pour fonction de casser la pression de l’eau provenant du bassin de Sainte-Marthe, avant de la redistribuer vers tout le centre-ville.

Un quartier qui reste central, plutôt calme et verdoyant, et qui profite de la ligne 1 du métro et d’un accès direct au parc Longchamp. Le long des voies ferrées, il se découpe entre petits pavillons avec jardinet, immeubles marseillais et résidences années 50 et 70.

Les Chartreux

Le quartier des Chartreux limitrophe des quartiers Saint-Just, Montolivet et Cinq-Avenues se développe sur les pentes du vallon de la Madeleine, creusé par la rivière le Jarret.

Son emblématique église est l’une des plus ancienne de Marseille, datant de 1684.

Central et paisible, la population se compose de familles qui apprécient la proximité des commerces et commodités mais aussi de l’entrée de l’autoroute Nord.

Le parc Beausoleil est à découvrir dans ce charmant quartier. Cette construction répétitive sur le modèle de Montfaucon ou de la Cravache est hors d’échelle. Perchée, on y admire toute la ville. Originale dans sa construction, il a une partie de seize étages, l’autre de dix-neuf, articulées par une tour d’ascenseurs blanche comme le reste.

La Blancarde

Situé non loin du centre-ville, ce quartier animé jouxte le quartier des Chartreux et celui de Saint-Pierre. Il borde la rive gauche de la rivière le Jarret et le plateau de Saint-Barnabé.

La Blancarde est surtout connue des Marseillais grâce à la gare qui porte son nom.

Quartier dynamique, il offre une vie agréable et calme au-delà des grandes voies de circulation et proche du centre-ville. Il est aussi apprécié des familles pour sa tranquillité et ses prestigieuses écoles privées : Chevreuil et Sainte-Marie Blancarde.

Principalement constitué de logements anciens des années 50 et 70, on y trouve des appartements avec leurs éléments d’origines et de beaux volumes.

Côté urbanisme on y découvre l’architecture de Sogima La Blancarde, ces immeubles urbains varient leurs élévations par un jeu d’avancées, de balcons ou de loggias couvertes en arcades. De facture cubiste, ils donnent un caractère méditerranéen aux profils des rues.