Longchamp

Construit autour du Palais Longchamp, c’est un quartier traditionnel et authentique de Marseille, qui possède en son sein de nombreux immeubles bourgeois autrefois réservés aux notables de la Canebière.

L’arrivée du tramway a véritablement modifié la vie de ce site désormais branché et populaire. La proximité du métro, de nombreuses écoles et du centre-ville a fait de Longchamp un quartier idéal pour les jeunes actifs en quête de diversité, de mouvement et de culture.

Le Palais Longchamp, véritable « hymne à l’eau », réalisé sur les plans de l’architecte Henry Espérandieu, à l’origine de la Bonne Mère est l’un des plus beaux monuments du Second Empire et un incontournable du quartier.

Cœur de ville, Longchamp regorge d’appartements bourgeois, haussmanniens, mais aussi de petites maisons de ville. La vie commerçante est elle aussi animée grâce à la présence de nombreuses brasseries, boulangeries d’exception, mais aussi de concepts stores. Longchamp est pour ainsi dire un quartier dynamique qui bénéficie malgré tout d’une certaine tranquillité.

Belsunce

Quartier central, à deux pas de la gare Saint-Charles, il a fait l’objet de nombreuses restructurations qui l’ont converti en un site foisonnant, mélangé et vivant.

Quartier populaire, les habitations sont majoritairement d’origine XVIIème. La vie y est animée et les habitants sont à proximité de la Canebière, de République et du Vieux-Port. Un quartier où tout est dans les parages.

Autrefois quartier des marins, du marché noir et des populations immigrantes, il a vu naître et passer les plus célèbres noms du music-hall avec l’Alcazar.

Puis la physionomie de Belsunce a progressivement évolué, offrant une architecture diversifiée. Avec notamment le Building, construit sur les ruines des Nouvelles Galeries ou encore l’Alcazar aujourd’hui importante bibliothèque municipale, à l’architecture contemporaine qui conserve malgré tout son entrée magistrale avec sa célèbre marquise, un mélange d’ancien et de moderne.

Érigées entre 1955 et 1962 et s’élevant à 59 mètres au-dessus de la Canebière et du Vieux-Port, les trois tours Labourdette, œuvres conjointes des architectes Jacques HENRI-LABOURDETTE et Robert BOILEAU, conquièrent Marseille par le ciel. Inscrites au Label Patrimoine XXème siècle, ces immeubles d’habitations sont bâtis en exo-structure. Leur design atypique et imposant s’habille d’un audacieux béton armé blanc au revêtement de pierre formant une trame lisse et régulière. A l’intérieur, les escaliers préfabriqués, les lourdes portes en métal, inox et cuivre poli, et les ascenseurs débouchent directement sur les appartements traversants à la structure innovante par l’absence de murs porteurs permettant aux occupants de modifier au fil des années le plan des logements à leur gré.

Jacques Henri-Labourdette

Né en 1915 et décédé en 2003, Jacques Henri-Labourdette est un architecte du mouvement moderne. Élève de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, il fonde en 1945 avec Robert Boileau le cabinet Boileau-Labourdette, qui existe toujours sous le nom de « Synthèse Architecture ». Selon lui, la mission de l’architecte est fondamentalement liée à l’urbanisme face à l’évolution de nos sociétés. Réputé pour ses chantiers orientés autour de l’aménagement de quartiers, il bâtit principalement de grands ensembles, pour certains protégés. Toutes ses réalisations sont symboliques du modernisme et de l’innovation technique.

Parmi ses réalisations, on compte la Tour Albert, premier gratte-ciel de Paris avec ossature tubulaire en acier, les tours Labourdette à Marseille et plusieurs grands ensembles en Ile-de France.