Dans le prolongement, la suite parentale s’ouvre sur une vue arborée aux tonalités bleutées, comme suspendue entre ciel et végétation.

À l’opposé, prolongeant l’écriture épurée de la maison, l’espace nuit accueille trois grandes chambres, chacune bénéficiant d’un accès direct au jardin opposé. Elles partagent une salle de bain entièrement blanche.

PESSAC

Située à l’Ouest de Bordeaux sur l’ancienne route de la Teste de Buch, Pessac est la troisième ville de la métropole Bordelaise. Avec une vingtaine de quartiers, cette ville à la fois familiale et universitaire, reste à une échelle humaine et offre un cadre aussi paisible qu’animé. La diversité de ses quartiers constitue une offre architecturale très éclectique avec des typologies qui varient entre immeubles d’appartements, villas Mid-Century aux lignes épurées et demeures début XIXème.

Le centre-ville, est aménagé autour de la place de la Vème République. Tout comme les villages d’autrefois, on y trouve une charmante église, l’Hôtel de Ville et des commerces mais également un cinéma qui propose des évènements le long de l’année et de nombreux cafés et restaurants qui animent la place avec leurs terrasses du matin au soir.

Côté nature, la ville est entourée de vignes et de forêts. Pour les épicuriens, plusieurs châteaux effectuent des dégustations suivant une balade dans les vignes. De nombreuses promenades en forêt et des pistes cyclables facilement accessibles offrent un contrepoint idéal à la vie urbaine.

Avec le tramway B et la gare ferroviaire, la ville séduit ceux qui cherchent un équilibre entre tranquillité et connectivité. Pessac se vit comme une cité jardin avec l’ambiance convivial d’un village qui présente une offre culturelle dynamique.

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BORDEAUX NORD

Au Nord des Chartrons, Bordeaux change d’échelle. Grands ensembles modernistes, maisons de faubourg, friches réactivées et architectures contemporaines s’y côtoient dans une composition urbaine plurielle, parfois brutale, souvent surprenante. Longtemps perçu comme en marge, Bordeaux Nord est aujourd’hui un laboratoire à ciel ouvert.

La reconversion des anciens quartiers ouvriers, la réhabilitation progressive du parc immobilier des années 60, l’essor de pôles culturels à commencer par la Cité du Vin, devenue emblème du renouveau bordelais et la proximité du fleuve en font un territoire en tension créative.

On y croise une population diverse : habitants de longue date, jeunes familles, artistes, architectes, urbanistes… Tous attirés par un territoire plus accessible, plus vaste, moins figé. Un quartier où l’on construit, déconstruit, réinvente dans tous les sens du terme. Ici, les volumes respirent.

Les perspectives s’ouvrent. On vit entre ciel large, espaces publics à requalifier et nouvelles centralités en émergence. Bordeaux Nord n’est pas encore arrivé à maturité et c’est précisément ce qui fait son intérêt.

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Cette maison résume à elle seule l’équilibre que l’architecte cherchera toute sa carrière : des volumes francs et une implantation pensée pour le site, qu’il s’agisse d’une résidence privée, d’un équipement public comme la piscine de Casteljaloux, ou d’un projet à plus grande échelle.

Edgard Broutet continue ainsi de travailler sur des programmes variés, des lotissements aux écoles, jusqu’aux bâtiments industriels tels que les chais de Hennessy.

Côté patrimoine, il restaure et met en valeur l’architecture historique, comme pour le prieuré Saint-Léger de Cognac.

Edgar Broutet

Né en 1925, Edgard Broutet est un architecte cognaçais qui a exercé durant la seconde moitié du XXe siècle. Diplômé de l’École d’Architecture de Bordeaux en 1951, il se met très vite à la pratique. Avec plusieurs camarades, il est réquisitionné par son professeur Claude Ferret, alors directeur de l’École d’Architecture, pour participer à la reconstruction post-guerre de Royan, notamment sur l’îlot 19.

Comme pour la ville de Royan, le début de sa carrière est marqué par les enseignements du Bauhaus et les fantaisies de l’architecture brésilienne. Si ses débuts sont résolument modernes, de retour dans le Cognaçais il se tourne vers une architecture plus régionaliste et vernaculaire, revendiquée contemporaine sans être moderne.

Passionné par l’Italie, influencé par ses voyages à Venise et à Florence, il tourne aussi son attention vers le patrimoine, avec une véritable sensibilité envers le travail de ses prédécesseurs.

À la retraite depuis 15 ans, Edgard Broutet aura su s’adapter tout au long de sa carrière pour suivre ses intuitions et apporter une offre architecturale aussi diverse qu’humble.

Edgard Broutet est mort en mai 2026, à l’âge de 100 ans.