
AMORGOS
Quitter Lille pour Marseille, changer de paysage, de lumière, de rythme de vie… C’est le projet que nourrissait Juliette et son mari Thierry. Leur envie était claire : trouver une maison contemporaine, tournée vers l’extérieur, capable d’accueillir une nouvelle vie au bord de la Méditerranée.


Et c’est Marie qui leur proposera en avant-première leur future maison : repensée par archi, à flanc de collines de l’Estaque, elle est convaincue qu’elle est faite pour eux. Quelques heures après avoir franchi la porte, une offre est déposée. S’ouvre alors une nouvelle aventure : une remise à leur goût menée en duo par nos partenaires Camille Herbinet & Élodie Wehrlen, puis l’épreuve des incendies qui frappent la région et détruisent le jardin. Dans ces moments difficiles, une évidence apparaît : la relation entre Juliette et Marie dépasse depuis longtemps le cadre d’une transaction immobilière. Aujourd’hui, alors que le jardin retrouve peu à peu sa splendeur, ils reviennent sur cette histoire faite de confiance, de rencontres et de renaissance.
Quitter Lille pour Marseille est un véritable changement de vie. Qu’est-ce qui a déclenché ce projet ?
Juliette – Depuis toujours, je rêvais de vivre au soleil, au bord de la mer. Mon mari, lui, était plus attaché à Lille et à sa famille. Au départ, nous nous projetions plutôt vers le Maroc. Finalement, un premier week-end à Marseille, puis des vacances en famille l’année suivante, ont été une véritable révélation.
Nous sommes tombés amoureux de cette ville si singulière : son mélange de cultures, son énergie, la mer, la lumière… On y retrouvait la diversité qui nous rappelait le Maroc. Pour nous, c’était le parfait équilibre. Et puis, un jour, nous sommes tombés sur une maison publiée sur Instagram par ARCHIK. C’est là que tout a commencé.





Vous aviez d’abord visité une première maison, sans avoir le coup de cœur. Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?
Thierry – En réalité, nous avions eu un véritable coup de cœur pour cette première maison !
J – C’était une magnifique maison à l’Estaque en effet. Mais en y retournant le lendemain, nous avons réalisé que nous ne nous projetions pas dans son environnement immédiat. La maison était superbe, mais le quartier, à cet endroit précis, ne nous correspondait finalement pas.
J’avais alors dit à Marie que nous ne souhaitions plus visiter de biens à l’Estaque. Pourtant, une semaine plus tard, elle nous a rappelés pour nous dire qu’une nouvelle maison arrivait dans le portefeuille d’ARCHIK à l’Estaque, et qu’elle avait immédiatement pensé à nous. Nous avons hésité… puis nous nous sommes dit que si Marie vivait et aimait autant ce quartier, c’est qu’il devait avoir quelque chose de particulier. Nous avons donc fait l’aller/retour pour venir visiter. Très vite, un vrai lien de confiance s’est créé avec Marie. Elle a immédiatement compris nos goûts et nos attentes. Plus qu’une négociatrice, elle est devenue notre guide pour découvrir Marseille !

« Son architecture, la répartition des espaces, les volumes, les extérieurs et surtout la piscine avec cette vue sur les collines de l’Estaque nous ont immédiatement séduits. »
Vous souvenez-vous du moment où vous avez découvert cette maison des années 70 revisitée ?
T – Très bien. Je m’en souviens comme si c’était hier. Il ne faisait pas très beau ce jour-là et, de l’extérieur, la maison ne nous avait pas particulièrement emballés. En revanche, dès que nous sommes entrés, ce fut un véritable émerveillement.
Son architecture, la répartition des espaces, les volumes, les extérieurs et surtout la piscine avec cette vue sur les collines de l’Estaque nous ont immédiatement séduits. Nous nous sommes directement projetés. Nous savions qu’il ne restait plus qu’à réinterpréter cette maison selon nos goûts et notre projet de vie.
Marie connaissait parfaitement le quartier de l’Estaque. En quoi son regard a-t-il compté dans votre décision ?
J – Dès notre première rencontre, nous avons eu un très bon feeling. Chaque visite est venue confirmer cette première impression. Nous lui avons accordé notre confiance très naturellement. Son attachement à l’Estaque était communicatif. Elle nous a transmis sa passion pour ce quartier marseillais, son histoire, son ambiance et son identité. Marie nous a fait découvrir l’Estaque comme Cézanne l’avait peint. Et nous sommes tombés amoureux de ce quartier d’artistes !


Une fois installés, vous avez entrepris de redonner toute sa place à cette architecture des années 70. Comment avez-vous imaginé cette transformation ?
J – Cette maison correspondait parfaitement à notre univers. Nous aimons chiner du mobilier des années 70 et le mélanger à des pièces plus contemporaines. Nos meubles ont d’ailleurs trouvé leur place ici très naturellement. ARCHIK nous a conseillé Camille Herbinet, architecte d’intérieur et, hasard amusant, originaire elle aussi de Lille. Elle a immédiatement compris nos envies, c’était le parfait casting.
Pour les extérieurs, c’est Élodie de Côté Outdoor qui nous a été présentée. Nous voulions une palette très lumineuse avec beaucoup de blanc et d’inox, en clin d’œil aux années 70. Inspiré du paysage méditerranéen, le jardin est devenu un véritable terrain de jeu pour Thierry, passionné de plantes et de cactus. Avec ses restanques, sa colline et ses nombreuses terrasses, il offrait un potentiel incroyable.
T – Le défi ici à Marseille était d’apprivoiser le terrain en restanques. Elodie a été pour moi le trait d’union entre ma passion et la réalisation d’un espace extérieur alliant modernité et esprit du Sud, l’espace piscine en est le reflet essentiel.
Les extérieurs ont eux aussi fait l’objet d’un véritable projet paysager avant d’être durement touchés par les incendies. Comment avez-vous vécu cette période ?
T – Cela a été une période très difficile. Nous venions tout juste d’achever les extérieurs. Le chantier autour de la piscine s’était terminé quelques jours seulement avant le terrible incendie du 8 juillet. Tout était neuf. Mais après la sidération est venue la résilience. Nous avons décidé de tout reconstruire, avec encore plus de conviction.
J – Comme Elodie nous l’a dit, c’est un chantier qui restera gravé dans sa carrière tant il est rare de voir un jardin disparaître quelques jours après sa livraison. Elle n’avait même pas eu le temps de photographier le projet terminé.

Aujourd’hui, lorsque vous regardez cette maison et ce jardin qui ont retrouvé vie, quel regard portez-vous sur cette aventure ?
T – Elle nous a confronté à la réalité du changement climatique. Mais surtout, cette épreuve nous a appris la résilience, rebondir fait partie de notre histoire familiale. Finalement, cette reconstruction nous a permis d’aller encore plus loin dans notre projet. Les extérieurs que nous avons recréés avec Élodie nous ressemblent davantage. Ils dialoguent beaucoup mieux avec l’architecture de la maison. Tout est plus cohérent, plus fluide, plus personnel.
J – Nous avons perdu deux immenses pins qui bordaient la piscine. Sur le moment, nous pensions que cet espace ne retrouverait jamais son charme. Pourtant, nous avons réussi à imaginer autre chose, peut-être même encore plus beau.
T – Et, ironie du sort, depuis que les collines ont été dégagées par l’incendie, nous apercevons désormais la mer depuis la maison. Aujourd’hui, malgré tout ce que nous avons traversé, cette maison des années 70 est devenue notre véritable bonheur retrouvé.
LES 3 FÉTICHES

LA PIÈCE PRÉFÉRÉE
J – Le salon avec sa cheminée, est notre pièce de cœur. Nous aimons aussi énormément notre chambre ouverte sur la terrasse haute. Mais il est difficile de choisir tant nous nous sentons bien dans chaque espace.

L’ÉDITION ARCHIK
J – La Revue ARCHIK n°5, dont l’univers fait particulièrement écho à l’architecture de notre maison des années 70.












