Architecture classique, cet appartement de 190 m2 situé dans le quartier de la gare Saint-Charles, a été entièrement repensé par l’agence Un Jour d’avril. Une rénovation colorée emprunte de modernité qui dynamise le cachet de ce lieu de vie familial.

L’ avant …

Objectif

Transformer cet appartement au plan et au style classique, en un lieu de vie aux volumes ouverts, lumineux et graphiques. Optimiser la fonctionnalité et moderniser l’appartement tout en conservant son charme et ses attributs d’origine : tomettes, moulures, cheminée…

Ligne de conduite

Apporter de la gaité en travaillant sur une palette aux tons acidulés. Mixer des éléments d’architecture classique avec des matériaux inattendus : un grillage rose à l’entrée contraste avec le parquet en point de Hongrie, le miroir et les éléments en métal poli jouent avec les cheminées en marbre, et la cuisine est intégrée directement dans le salon.
Le leitmotiv : refléter la joie de vivre, l’enthousiasme et la gaieté des jeunes propriétaires, qui ont d’ailleurs contribué au projet en réalisant eux-mêmes l’habillage de l’îlot !

Mise en oeuvre

Dès l’entrée, l’espace a été ouvert au maximum. Les sols d’origine ont été conservés, tandis que le couloir et les deux petits salons en enfilade ont été décloisonnés dévoilant une pièce de vie spacieuse de plus de 50 m².

Afin de recréer une véritable entrée, une banquette suspendue a été imaginée. Pensée pour être à la fois pratique et esthétique, elle permet de s’asseoir pour enfiler ses chaussures et fait également office de claustra et de porte-manteaux. Son design original, mêlant grillage et couleur vive, dynamise cet espace, dont les murs ont été peints dans une teinte plus foncée, mettant en valeur le rose de la banquette.

La cuisine, autrefois isolée dans une pièce distincte, a été déplacée dans cette nouvelle zone décloisonnée. Un important travail de plomberie a permis cette transformation. Pensée en blanc pour une apparence épurée, la cuisine contraste avec l’îlot central, pièce forte de la pièce de vie, dont l’habillage a été conçu avec une peinture colorée aux touches or puis verni.

Côté salles de bains, les agencements ont été en grande partie conservés, mais repensés pour plus de fluidité. La salle de bains des enfants, graphique, dévoile des niches intégrées dans la douche.

Quant aux chambres, elles ont été préservées dans leur configuration initiale, avec leurs tomettes et moulures d’origine. Celles des enfants ont été personnalisées avec du papier peint, pour y apporter une touche ludique.

 

Les marques partenaires :

Faïences et sols : Carré Créatif, Maison Rosana
Cuisine : Ikea
Robinetteries : masalledebain.com
Canapé : Maison du Monde
Bout de canapé, plateau, bougeoirs : Axel Chay

Un écrin de caractère, spacieux et vitaminé !

LE QUARTIER

Longchamp

Construit autour du Palais Longchamp, c’est un quartier traditionnel et authentique.
  • Crédits photosMarie Chemin
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Le dernier espace conçu par l’architecte dit « jardin intérieur » longe le salon en revenant vers le séjour et occupe une étonnante véranda : le sol est constitué d’une couche de terre végétale recouverte de dalles de ciment aléatoirement percées pour disposer des plantations, le plafond est décollé de la maison par une double rangée de pavés de verre qui ceinture la quasi-totalité du corps principal, toujours dans une volonté d’évoquer la légèreté.

L’escalier en comblanchien, prolongé d’une large coursive intérieure, conduit à quatre chambres et à une salle de bain. La chambre prenant place dans la rotonde bénéficie, grâce à ses deux fenêtres bandeaux accolées, d’une lumière tamisée par une symbolique pergola de béton qui chemine sur la coursive extérieure. Une quatrième chambre avec salle d’eau occupe l’étage du second volume de la maison, ouverte sur la loggia, accessible par un escalier extérieur dont la finesse de la serrurerie rappelle l’univers nautique. Le rez-de-chaussée de ce volume est occupé par une cuisine avec sa propre cheminée, une buanderie, communiquant avec un garage attenant.

Une œuvre d’art Moderne qui attend l’amateur éclairé sachant lui redonner l’énergie des années 50.

Pierre Marmouget

Né en 1923, Pierre Marmouget entre à l’école d’architecture de Bordeaux en décembre 1942.

Élève de Pierre Ferret, le père de Claude Ferret, l’architecte en chef choisi pour la Reconstruction de Royan, il reçoit à Bordeaux une formation classique dispensé par ce maître, adepte de l’Art Nouveau au début du XXe siècle.
Jeune prodige et protégé de Claude Ferret, il signe certaines des plus étonnantes réalisations des années 1950 : Villa Boomerang, villa Grille-Pain, place du Docteur Gantier, le Palais des Congrès, le Casino…

Son travail est largement marqué par les influences de l’architecture brésilienne d’Oscar Niemeyer ou de Lucio Costa. Un style qui s’affine, qui s’affirme vers toujours plus de courbes, plus de couleurs pour un plan devenu organique. Cette référence se remarque également, naturellement, sur les façades des édifices qu’il a dessiné pour Claude Ferret : le Palais des Congrès et surtout le Casino Municipal qui reste sans aucun doute le chef-d’œuvre de son passage à Royan.

Empruntant nombre des effets à l’architecture brésilienne, il réussit néanmoins à créer son propre langage architectural utilisant les techniques les plus originales pour jouer avec la lumière et le soleil de la Charente-Maritime.