
JEMA
Décoratrice franco-américaine, Jeanne fait dialoguer depuis longtemps les cultures, les lieux et les sensibilités. Dans son appartement typiquement marseillais baigné de lumière, elle a composé un intérieur à son image : élégant, vivant, ancré dans son quartier. Nous avions choisi Marseille pour ce chapitre de notre vie pour sa lumière, sa mer méditerranée, son authenticité et sa culture


Lorsqu’est venu le moment de vendre ce bien singulier Jema, elle a choisi naturellement ARCHIK pour l’accompagner, convaincue par notre approche sensible de l’immobilier et notre compréhension fine de l’architecture et des usages. Et c’est avec Manon que l’aventure s’est concrétisée, tout en douceur.
Parlez-nous de cet appartement marseillais. Qu’est-ce qui vous a séduit lorsque vous l’avez découvert ?
J – Pour moi, tout a commencé avec les tomettes. Ayant grandi dans le Sud de la France, c’était un critère non négociable : il fallait absolument ce sol-là. Quand on est entrés ici, même s’il n’était pas parfait, il était déjà magnifique. Ça a été un premier coup de cœur. Et puis il y a eu les volumes, ils sont impressionnants. Tout est ouvert, aérien. Ce qui m’a inspiré, c’est justement ce contraste : on est en plein centre-ville, à deux pas de la Canebière, de Noailles, d’un Marseille très vivant… et pourtant, cet appartement inspire une sérénité totale. On oublie presque qu’on est en ville.
En décoration, j’ai voulu préserver ce mélange : un esprit urbain, mais avec un goût méditerranéen très subtil, dans les matériaux, les peintures, les carrelages. Tout a été pensé pour embrasser cette idée qu’on est au bord de la Méditerranée… même si on ne la voit pas depuis la fenêtre.





Quand vous êtes arrivée ici, est-ce que vous aviez une vision globale immédiate ou est-ce que tout s’est construit petit à petit ?
J – J’avais quelques inspirations, mais l’appartement était un peu une toile blanche. On n’a pas fait une rénovation complète, mais on a quand même transformé beaucoup de choses : la cuisine, les salles de bain…Au début, j’étais plus sûre des travaux que de la déco. Je voulais éviter le cliché de la maison méditerranéenne, ce n’est pas du tout mon style. Et en même temps, après avoir vécu à Brooklyn dans un intérieur très chargé, j’avais envie ici de quelque chose de plus épuré, presque japonisant.
Finalement, au fil des choix de teintes, de matériaux, j’ai évolué vers un intérieur que je trouve assez masculin : beaucoup de cuir, de bois sombre, les tomettes foncées, l’inox dans la cuisine, le verre forgé de la porte…
Je voulais un espace à la fois méditerranéen et urbain, presque new-yorkais. Un lieu où l’on pourrait être à Marseille… sans forcément s’en rendre compte immédiatement.

« Nous avons choisi ARCHIK, aussi pour nous assurer que les prochains propriétaires auraient une sensibilité à cet intérieur que nous avons tant chéri »
Justement, qu’avez-vous ramené des États-Unis dans cet appartement ?
J – Beaucoup de choses, surtout dans le style.
La rénovation, elle, vient davantage de ma maison d’enfance : les peintures, les salles de bain, l’une très art déco, l’autre d’inspiration marocaine, presque hammam.
Mais dans la décoration, il y a clairement une influence américaine, très Donald Judd : des lignes simples, des matériaux nobles mais épurés, du bois, du cuir… Une forme de minimalisme chaleureux.
Un élément fort du projet, c’est aussi l’ouverture de l’espace.
J – Oui, complètement. Quand on a vu l’appartement pour la première fois, il paraissait immense… mais étrangement renfermé. Il y avait des portes partout, des cloisons, des séparations inutiles. Avant même de faire une offre, j’ai dit à CJ : « il faut tout ouvrir ». Il fallait laisser entrer la lumière. On a retiré les portes, cassé la cloison de la chambre d’amis pour créer cette perspective fluide. Aujourd’hui, on traverse l’appartement sans interruption, sans obstacle. Ce n’est pas pour tout le monde, mais pour moi c’est sa plus grande force. CJ, qui est réalisateur, adore aussi cette mise en scène naturelle : d’un côté quelqu’un prend un café, de l’autre quelqu’un se réveille… deux scènes différentes dans un seul regard. Visuellement, c’est magnifique.


Vous avez choisi ARCHIK pour vendre ce bien. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?
J –Pour moi, ce n’était même pas une question. ARCHIK était la seule agence capable de vendre cet appartement. C’est la seule agence à Marseille, qui comprend vraiment ce type de bien : des choix esthétiques, parfois peu pratiques, mais essentiels.
Et c’est assez fou, l’appartement a été vendu à des acquéreurs new-yorkais !
J – Oui, c’est très drôle ! On a l’impression d’échanger nos vies (rires). C’est aussi pour cette raison que nous avons choisi ARCHIK, pour s’assurer que les prochains propriétaires auraient une sensibilité à cet intérieur que nous avons tant chéri. Aujourd’hui, ils sont un peu à notre place d’il y a deux ans. Il y a eu une confiance immédiate, parce qu’on partage des expériences similaires, le même pari sur Marseille. Et c’est rassurant aussi de savoir que ce sont des gens de goût proche, qui vont reprendre l’appartement presque intact, sans tout transformer.

Comment s’est passée votre expérience avec ARCHIK, du premier rendez-vous jusqu’à la vente ?
J – Ce que j’ai le plus apprécié, c’est la patience.
J’ai contacté Manon en mars, presque un an avant la vente. Rien n’était sûr. Elle est venue, on a parlé, on a fait une estimation… sans pression. Et quand le projet est devenu concret après l’été, tout s’est fait très naturellement, avec transparence, fluidité. On pensait que ça prendrait du temps, et finalement tout s’est déroulé rapidement, au bon moment.
LES 3 FÉTICHES

LA PIÈCE DE L’APPARTEMENT
J – La chambre. C’est mon havre de paix, c’est silencieux et doux, le matin c’est baigné de lumière.

L’EDITION ARCHIK
J – « Volup » de Corpus Studio. Je ne sais pas si c’est un serre-livre, un porte-livre ou un plateau et c’est d’ailleurs ça que j’aime beaucoup. Et ce métal travaillé me fait beaucoup penser aux bougeoirs que CJ a dessiné pour notre appartement.










